Un chercheur décrypte les neuf « fake news » de la présidentielle

Un chercheur, Nicolas Vanderbiest, a fait le compte des principales « fake news » qui ont pollué la campagne présidentielle.

Il en a trouvé neuf, les voici :

Qui propagent ces contenus?

Nicolas Vanderbiest a analysé le parcours de ces intox sur Twitter et, grâce à un algorithme de « clustering » (cloisonnement de données), il a réussi à définir un profil type de l’internaute qui les propage. C’est ainsi qu’il a observé que les « colporteurs » de fake news appartenaient à quatre communautés : les sympathisants du Front national, les fillonistes, les sarkozystes et ce qu’il appelle la « cathosphère ».

Comme le rapporte le Huffpost, « parmi ceux qui partagent ces intox, ce sont les soutiens de Marine Le Pen qui sont les mieux représentés (36%), suivis des fillonistes (30%) et des sarkozystes (28%). Notons que cette dernière communauté était très active au moment de la primaire de la droite, notamment pour faire tomber « Ali Juppé ». »

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« Ce qui est également particulièrement intéressant, c’est que lorsqu’on croise les comptes à ma liste des 6000 comptes les plus actifs pour retweeter ou mentionner Sputnik et RT [médias financés par l’Etat russe, NDLR], on obtient des taux de correspondance tout à fait significatifs puisque 75 % de la liste sont également ceux qui sont actifs autour de la propagande russe », souligne le chercheur.

Parmi les sites les plus représentés, on trouve « Le Figaro, Fdesouche, Valeurs actuelles, le site de campagne de Fillon2017 et Boulevard Voltaire« . Un agglomérat hétérogène mêlant sites d’informations, sites de la « fachosphère » et sites de campagne, qui ont pour seul dénominateur commun un prisme de droite.

Par La rédaction

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