Facebook détaille ses mesures pour lutter contre la radicalisation en ligne

Soumis à une intense pression des gouvernements français et britannique, Facebook a indiqué, jeudi 15 juin, les mesures prises pour lutter contre les contenus faisant l’apologie du terrorisme.

Dans un texte plutôt long (accessible ici) intitulé « comment nous combattons le terrorisme », Facebook rappelle – intention louable – que le terrorisme n’a pas sa place sur la plateforme, avant de détailler des mesures permettant de l’endiguer, en particulier le recours à l’intelligence artificielle. Celle-ci, déjà utilisée pour supprimer les contenus pédo-pornographiques, pourrait ainsi être étendue à d’autres types de contenus.

Le recours à l’intelligence artificielle

 » Nous utilisons une série d’outils automatisés – dans certains cas, nous supprimons automatiquement les contenus, comme les vidéos de décapitation. Le contexte est important : une photo du drapeau de Daesh [acronyme arabe de l’EI] peut être utilisée pour de la propagande, mais il peut aussi illustrer un article de presse. Quand le contexte compte, ces outils servent à prioriser ces contenus pour nos équipes de modération », a indiqué dans une interview au Monde Brian Fishman, chargé de la lutte contre le terrorisme à Facebook.

Autre point très épineux : l’identification des comptes problématiques, que Facebook est accusé de ne pas supprimer assez vite. La plateforme annonce avoir travaillé sur des « systèmes permettant d’agir sur les comptes terroristes à travers toutes nos plateformes, y compris WhatsApp et Instagram ». 

Des moyens humains supplémentaires

Sur le plan humain, le texte publié par Facebook indique que 3 000 personnes supplémentaires vont s’ajouter cette année à l’équipe de modération, qui compte à ce jour 4 500 personnes dans le monde. Par ailleurs, précise Facebook, 150 personnes sont concentrées exclusivement sur la question de la lutte contre le terrorisme.

Le chiffrement des messages, en particulier sur Whatsapp, est un autre point délicat. Alors que Paris et Londres demandent aux réseaux sociaux, en des termes d’ailleurs plutôt vagues, de pouvoir accéder au contenu chiffré, Facebook rappelle que « étant donné la façon dont fonctionne le chiffrement de bout-en-bout, (ils ne peuvent) pas lire les contenus des messages chiffrés. Mais nous pouvons transmettre les informations que nous détenons après demande des autorités habilitées, dans le respect de la loi et de nos règles. »

Par La rédaction

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