La religiosité fonctionne comme une théorie du complot

Selon le psychologue et journaliste Sebastian Bartoschek, la religiosité « a les mêmes principes structurels que la théorie du complot ». 

D’abord, explique-t-il dans une interview à ARTE, parce que les théories du complot simplifie la complexité et rendent la réalité moins difficile à comprendre. « Avec elles, nous détenons enfin un modèle explicatif simple, qui produit une relation de cause à effet très claire, et qui évacue les contingences du monde. Les théories du complot nous aident ainsi à construire une structure. Surtout quand il nous arrive quelque chose de mal : il nous est toujours plus facile de penser aux causes et de considérer qu’elles sont tournées contre nous », analyse le psychologue, qui a soutenu une thèse sur les théories du complot.

En outre, souligne-t-il, « les théories du complot nous aident à retrouver notre auto-efficacité : on retrouve alors la possibilité de reprendre le contrôle de notre propre vie ». Enfin, « la croyance conspirationniste nous protège de la conspiration elle-même. Car il existe de vraies conspirations autour de nous, et il est logique d’y faire un peu attention. »

Même fonctionnement que la ferveur religieuse

« La religiosité fonctionne en fin de compte selon les mêmes principes structurels que les théories du complot. Dans les deux cas, on s’inculque la peur d’un autre. Dans la religion, par exemple, on a peur du diable ou de ceux qui pourraient nous détourner du droit chemin. En même temps, on se présente une solution pour avoir prise sur cette peur. Dans la plupart des cas, la solution apparait sous la forme de deux promesses : promesse de communauté et promesse de rédemption », explique Sébastian Bartoschek.

Par La rédaction

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