L’émir Abd-el-kader, figure majeure de la fraternité et de la tolérance en islam

Plus de 120 ans après sa mort, l’émir Abd-el-kader continue de susciter l’admiration à travers les valeurs de tolérance et d’humanisme qui ont inspiré son combat contre le colonialisme et l’oppression.

Né en 1808 près de Mascara, en Algérie, l’émir Abd-El-Kader fut un farouche résistant à la colonisation française, mais également un savant et un poète de l’islam. Figure majeure du mouvement nationaliste algérien, dont il est l’un des pères fondateurs, il fut aussi loué de son vivant pour sa tolérance et sa piété.

Féru de spiritualité et d’humanisme, l’émir Abdelkader a combattu farouchement l’occupant français de 1832 à 1847, ce qui en fait un symbole de la résistance algérienne à la colonisation, et l’un des « pères » de la nation algérienne.

Abdelkader fut aussi une grande figure de la tolérance. Durant sa détention au château d’Amboise, en France, il a prôné la fraternité entre chrétiens et musulmans et, durant sa lutte, s’est entouré de compagnons et de conseillers chrétiens.

C’est surtout durant son exil à Damas que l’émir Abdelkader fit preuve, non seulement d’esprit fraternel, mais aussi d’un grand courage. Lors du massacre de Damas, où les Druzes attaquent les quartiers chrétiens, grecs et maronites, faisant plus de 5 000 victimes, l’émir Abdelkader intervint avec sa garde personnelle, composée de musulmans, pour protéger la population chrétienne et sauver 12 000 d’entre eux. Quand la foule vint le trouver, armée et hostile, pour lui réclamer de lui livrer les chrétiens, Abdelkader lui dit : «Tu es une créature pitoyable !». «Est-ce la manière dont vous honorez le Prophète ? Dieu vous punit ! Honte à vous, dommage ! Le jour viendra où vous payerez… Je ne remettrai pas un seul chrétien. Ils sont mes frères.»

Jusqu’à sa mort en 1883, Abdelkader s’est consacré à des œuvres de bienfaisance, à l’étude des textes scientifiques et sacrés, et à la méditation.

Par La rédaction

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