Marine Le Pen peut dire au revoir à son immunité parlementaire

Mercredi 8 novembre, le bureau de l’Assemblée nationale a décidé de lever l’immunité parlementaire de Marine Le Pen, députée frontiste du Nord Pas-De-Calais.

 

Rappel des faits

C’était en 2015, Marine Le Pen a réagi excessivement aux propos de Gilles Kepel, politologue. Invité sur le plateau de Bourdin Direct, Gilles Kepel avait comparé d’une certaine manière le Front national et DAECH en disant que les deux organisations voulaient « casser la société française en deux ». Il a aussi rajouté : « Bien sûr, ce n’est pas la même chose, mais ce sont deux phénomènes qui participent un peu de la même congruence, ils se ressemblent ». Des propos qui ont déplu à la présidente du Front national.

Quoi de mieux qu’un peu (voir beaucoup de provocation et de trash) pour réagir ? Spécialiste du scandale, elle a twitté trois photos d’exécutions commises par l’État islamique. On y voyait un homme brûlé vif, un autre écrasé et un décapité. De vrais images d’horreurs. Un tweet pour « rappeler » les actes de DAECH.

Enquête pour « diffusion d’images violentes »

Ni une, ni deux l’ancien ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve avait saisi la plateforme de signalements de la police judiciaire, pour dénoncer ces contenus illégaux et choquants. Il avait considéré ce tweet comme de la propagande de DAECH et « une abjection, une abomination et une insulte pour toutes les victimes du terrorisme et pour toutes celles et tous ceux qui sont tombés sous le feu et la barbarie de DAECH ».

Suite à ce signalement, le parquet de Nanterre a ouvert une enquête pour « diffusion d’images violentes » à l’encontre de Marine Le Pen, selon l’article 227-24 du Code pénal.

Fin de l’immunité parlementaire

Le 2 mars, le parlement européen avait déjà voté la levée de l’immunité parlementaire, lorsqu’elle était euro-députée, pour le même dossier.

En conséquence, la fameuse immunité parlementaire de Marine Le Pen a été supprimé dans le cadre national. Elle devra donc répondre de ses actes et se rendre devant la justice. La levée de l’immunité parlementaire a été décidé par la plus haute instance de l’Assemblé nationale, composée de vingt-deux députés. Sans l’autorisation de cette dernière, un député ne peut faire objet d’une arrestation ou d’une condamnation.

Une tentative de Fake news ?

Après l’annonce de cette décision, Marine le Pen s’empresse de s’exprimer sur twitter.

Un tweet étrange, qui frôle la fake news.

Le délit « diffusion d’image violentes » prévoit une peine maximale de 3 ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende, pour une avocate de formation elle devrait savoir qu’elle ne risque pas la même peine qu’un ancien combattant de DAECH qui revient sur le sol français.

Pour plus d’informations : Le Monde

Par La rédaction

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