Donald Trump reprend sur Twitter des fausses vidéos d’extrême droite

Donald Trump a retweeté trois vidéos de propagande d’extrême droite sur son profil Twitter.

 

Des vidéos anti-musulmans

Donald Trump a repris sans ciller trois vidéos initialement postées par Jayda Fransen, la vice-présidente du parti d’extrême droite « Britain First ». En plus de venir de l’extrême droite, ces vidéos sont fausses !

Ce n’est d’ailleurs pas la première que « Britain First » diffuse de fausses vidéos afin de ternir l’image des migrants ou des musulmans.

Les vidéos en question mettent en scène des agressions commettant des agressions physiques et théologiques. Comme à chaque fois, les vidéos sont sorties de leur contexte. La première provient de la propagande de Daesh, le seconde d’une bagarre entre deux jeunes dans un parc en Hollande et la troisième a été tournée en 2013 lors d’accrochages entre partisans et opposants de Mohamed Morsi et Abdel Fattah Al-Sissi.

Un groupuscule d’extrême droite sur le devant de la scène grâce à Trump

Grâce à Donald Trump, le parti « Britain first » connaît ces derniers jours son heure de gloire. Les retweets ont permis à la vice présidente d’être mentionnée en masse sur les réseaux sociaux. Alors que les tweets de Jayda Fransen atteignaient en général une audience ciblée et restreinte, le président des États-Unis a obtenu plus de 15 000 retweets avec les contenus relayés.

Un affrontement diplomatique

La rediffusion des contenus par le président des États-Unis, a provoqué une dispute diplomatique entre Washington et Londres. La première ministre britannique, Theresa May, avait critiqué ces retweets et les avait qualifié d’erreur : «Je le dis très clairement, retweeter Britain First était une erreur». Donald Trump n’a pas perdu de temps pour lui répondre, en la critiquant :

"Teresa May ne vous concentrez pas sur moi, concentrez-vous 
sur le terrorisme islamique radical qui s'installe au 
Royaume-Uni. Nous, nous allons bien"

Cela a entraîné de vives réactions du côté anglais. Le maire de Londres a condamné fermement cet acte, et considère ces retweets comme une attaque frontale.

"Le président Trump a utilisé Twitter pour promouvoir un 
groupe extrémiste vil qui n'existe que pour semer la 
division et la haine dans notre pays. Il est de plus en 
plus clair que toute visite officielle du président Trump 
en Grande-Bretagne ne serait pas la bienvenue".

L’ancien ministre conservateur Tim Loughton, a qualifié un comportement incitant à la haine.

"Il y a environ un mois, l'homme le plus populaire au monde 
était un employé de Twitter, qui a débranché le compte 
Twitter du président des États-Unis. Si Twitter est sincère 
dans son engagement à lutter contre les crimes haineux en 
ligne, il ne devrait pas hésiter à désactiver le compte 
Twitter du premier citoyen des Etats-Unis comme tout citoyen 
du monde qui colporte une telle haine."

La société civile se mobilise

Du côté de la société civile, les réactions ont été rapides et nombreuses. Un hashtag a été lancé pour critiquer la venue de Donald Trump à Londres #WhyBritsDontWantTrump. Depuis le 29 novembre, il a été utilisé plus de 25 000 fois. Une pétition est également en ligne afin de créer une pression publique et condamner les actes de Trump et la propagande haineuse de Britain First.

Source : RFi

Par La rédaction

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