Marchés boursiers : quand les fake news brouillent les pistes

Si l’on devait retenir quelque chose du mandat de Trump ça serait peut être le terme « fake news ». Comme il n’hésite pas à qualifier de fake news toute critique à son encontre d’autres prennent le parti d’inonder les marchés financiers de fausses informations ou informations partielles dans le but de manipuler le cours des actions.

Ce phénomène prend de plus en plus d’ampleur notamment grâce à l’importance que prennent les réseaux sociaux mais aussi les sites de conseils collaboratifs comme Motley fool par exemple.

Seeking Alpha, un autre site de conseils collaboratifs a recensé environ 5% d’articles erronés ou promouvant de fausses informations en 2008. Depuis 2012 Seeking Alpha n’autorise plus les articles rémunérés par des tiers. L’effet de cette décision est sans appel, le nombre de faux articles chute rapidement à son taux le plus bas 1,6%. Autre remarque que l’on peut faire; ce sont les petites entreprises qui sont le plus touchées par ce phénomène de rumeurs. De fait elles sont moins connues donc moins suivies et il est Alors plus facile de créer de tromper les investisseurs en leur faisant miroiter de faux scoops sur ces dites entreprises.

Il existe bien un corollaire entre fake news et valeur boursière. Une fausse annonce peut faire augmenter la valeur de plus de 8% en une journée et 20% en deux mois. Au-delà l’effet retombe car les investisseurs se rendent compte de la supercherie. Si l’action réussit à grimper autant en si peu de temps c’est principalement parce que l’entreprise est peu connue, et donc peu de publicité l’entoure.

Ces rumeurs, fausses nouvelles sont propagées par des intermédiaires et des communicants rémunérés par des sociétés dans le but de faire monter les cours. Ces dirigeants peu scrupuleux vont acheter les actions de l’entreprise en question juste avant que les rumeurs ne soient lancées sur le marché pour pouvoir ensuite profiter de la hausse des cours et compter sur un gain de plus de 20% en un mois.

Attention donc aux informations récoltées !

Par La rédaction

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