Les “fake news” ont-elles une influence réelle sur la campagne présidentielle ?

Selon une étude réalisée par Bakamo, les “fake news” ont une réelle influence sur la campagne présidentielle. En effet, un lien sur quatre partagés sur les réseaux sociaux provient de sources qui diffusent des “fake news”.

Bakamo a ainsi analysé près de 8 millions de liens partagés récoltés sur 800 sites, entre novembre 2016 et début avril 2017.

Selon le PDG de ce cabinet de consulting basé à Londres, Jonathan Deitch, “une exposition accrue aux sites qui répandent des mensonges, des théories conspirationnistes, de la propagande pro-russe et des opinions racistes pourrait jouer un rôle crucial et finalement décisif” lors de l’élection présidentielle.

Selon cette étude intitulé “Le rôle et l’impact des éditeurs non traditionnels dans la présidentielle 2017″. , les utilisateurs qui partagent des informations politiques issues des médias traditionnels n’interagissent jamais avec ceux qui partagent des informations provenant de sites qui diffusent des fake news.

Ceux qui diffusent des “fake news” sont plus actifs et plus engagés

“Alors que les médias traditionnels représentent encore environ la moitié des liens d’informations partagés sur les réseaux sociaux, ceux qui défient ces médias partagent presque deux fois plus de contenu et ont un public beaucoup plus engagé”, constate Jonathan Deitch.

Selon le journaliste Pierre Haski qui a préfacé l’étude de Bakamo, “plus l’élection approche et plus le fossé entre les citoyens s’agrandit […] Ce fossé ne s’apprécie pas en termes d’affiliation politique ou de soutien envers un candidat mais en termes de fiabilité des règles éthiques professionnelles pour les sources”.

Elément rassurant, tout de même : l’étude conclut que les médias traditionnels et les sources officielles de la campagne représentent 56% de tous les liens partagés dans le discours public. Les sources traditionnelles d’informations politiques sont donc toujours dominantes.

Par La rédaction

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