Binky, le réseau social qui fait tout comme un réseau social… mais qui n’en est pas un !

Binky – c’est son nom – est une appli de réseau social qui fait tout comme un réseau social. Sauf que ça n’en est pas ! Spécialement conçue pour révéler la vacuité des réseaux communautaires et de leurs flux de discussion, Binky met en garde contre l’enfermement des réseaux sociaux.

C’est une appli qui fait tout comme une appli “normale” : il y a des posts, des like, des commentaires. A priori, donc, c’est un réseau social comme les autres. Oui, a priori, car en fait Binky est un “fake”, une contrefaçon, destinée à alerter les usagers contre la vacuité des réseaux sociaux – les vrais.

Un réseau social sans réseau et sans socialisation

Comme l’explique Ian Bogost dans un article de The Atlantic, “Binky est un réseau social sans réseau et sans possibilité de socialisation”. Sauf que c’est pour la bonne cause. Binky utilise tous les codes traditionnels des réseaux sociaux, mais en fonctionnant dans le vide. Car il n’y a pas de vrais utilisateurs, aucune véritable interaction. A partir de la timeline qui fait défiler des contenus aléatoires, vous pouvez essayer de liker ou de partager, rien ne se passera !

Le concepteur de cette appli, Dan Kurtz, expliquait ainsi qu’il en avait eu l’idée en attendant un train. Il était assis, tranquillement, comme d’autres passagers et éprouvait juste le besoin, par mimétisme, de surfer sur Facebook, juste comme ça, pour s’occuper, sans aucune envie de s’engager vraiment dans une discussion. “C’est comme si je sentais que je devais consulter mon téléphone”, a-t-il dit.

Remplir le vide et répondre à notre égotisme social

Du coup, Kurtz a pris le parti de l’absurde. Il a développé une appli qui ne sert à rien d’autre qu’à remplir le vide, qu’à répondre – ironiquement – à notre besoin de vacuité. Ainsi, quand on est sur Binky, on voit défiler des tas de trucs dont on se fiche éperdument, qui vienne là par pur hasard, juste comme ça. Pour remplir le vide.

 

Car le contenu, sur les réseaux sociaux, importent peu. C’est la conviction de Kurtz qui l’a poussé à créer ce “fake”, qui est une sorte de catharsis sociale. En effet, quand on est sur facebook, bien souvent, on ne regarde pas le contenu. On se contente de liker, de commenter comme ça, sans se concentrer sur le fond. Pur exercice d’égotisme social, les réseaux sociaux nous renvoient en fait à notre propre solitude.

Par La rédaction

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