Sur Facebook, ces fake news qui rapportent gros !

Sur Facebook, des dizaines de pages Facebook, qui réunissent des centaines de milliers d’abonnés, reprennent sans scrupule de fausses informations pour générer des revenus publicitaires. Les Décodeurs du Monde ont mené l’enquête.

A l’origine de ce système, explique Le Monde, il y a des sites comme buzztrucs.comojobuzz.frmomentbuzz.comcool-buzz.nettopibuzz.combuzzarena.combuzz-vrai.combuzzdefr.comtop-buzz.netquebuzz.com… Tous ces sites reprennent des histoires absurdes, insolites, censées faire le buzz. Mais pour cela, ils doivent trouver des instruments permettant de les “booster”, autrement dit de générer du clic.

Evidemment, les millions d’abonnés à Facebook représentent un gisement de clics énorme. Pour ces sites à buzz, l’enjeu est donc de les appâter sur des pages Facebook puis de les faire cliquer sur les publications, ou posts, pour générer du “clic”, avant d’encaisser.

De la fake news à gogo pour attirer l’internaute

Et pour appâter les internautes, il faut y mettre les moyens ! Ces sites n’hésitent donc pas à sortir l’artillerie lourde, c’est-à-dire la plupart du temps des fake news. Le Monde cite ainsi quelques-unes des fausses infos les plus cliquées ces derniers temps :

 

 

“Cette relation apparaît clairement lorsqu’on regarde les liens qui sont partagés depuis Facebook : la plupart du temps, l’adresse Web (URL) contient un tracker, qui permet ensuite aux deux parties de mesurer l’audience venue d’une page précise à un site.”, indique Le Monde.

1 000 clics rapportent de 2 à 5 euros

“Dans le cadre de ce type de partenariats, 1 000 clics générés vers un article peuvent rapporter autour de 2 à 5 euros à l’administrateur de la page. Un exercice qui peut rapidement s’avérer lucratif quand un simple lien posté sur deux grosses pages Facebook comme Sais-tu que ? (10 millions de fans) et Source du savoir (4 millions) peut à lui seul générer un million de clics sur un article. Peu enclines à dévoiler les ressorts de leur business, les différentes pages citées dans cet article n’ont pas donné suite à nos sollicitations”, souligne Le Monde.

Facebook reste silencieux sur ces pratiques. “Interrogé sur les pratiques de ces pages, un porte-parole du réseau social répond que l’entreprise a mis en place différents outils pour lutter contre ce phénomène. Il cite notamment le fait de « couper les revenus publicitaires, de lutter contre les faux comptes, d’utiliser des programmes d’intelligence artificielle pour lutter contre le nombre de spams et de réduire la place des messages renvoyant vers des liens de mauvaise qualité sur le fil d’actualité des utilisateurs »”.

Par La rédaction

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