De la menace au passage à l’acte : les femmes musulmanes cibles de la haine anti-musulmans

Il est 23h à Anderlues en Belgique à environ 40km de Maubeuge, une jeune femme musulmane, voilée, est agressée par deux hommes.

Lorsqu’ils lui bloquent le passage, la jeune fille, paniquée, essaie de fuir. Peine perdue, ils ont vite fait de la rattraper. Ils se jettent sur elle, la maintiennent au sol et lui arrachent ses vêtements. Alors qu’elle tente de se défendre, ils déchirent son haut, arrachent sont foulard tout en l’insultant de “sale arabe” et jettent au loin son soutien-gorge.

Très vite, ils cherchent un objet pointu afin de meurtrir son corps. Ils décident de la scarifier, elle sera blessée dans sa chair, le torse tailladé, les jambes égratignées et le visage meurtri … les deux individus la laissent ensuite, seule, sur place et prennent la fuite.

Une enquête a été ouverte. Dans un message public sur Facebook, Philippe Tison, le bourgmestre de la commune, apporte son soutien à la victime et à sa famille et lance un appel au calme.

 

 

 

Ce fait divers vient cruellement rappeler ce qui se passe en France ou de l’autre côté de l’Atlantique.  En France, fin juin 2018 un groupe d’une dizaine de personnes disséminées sur tout le territoire national est arrêté. Très vite la presse s’empare de l’affaire, on invente des concepts nouveaux, on parle d’ultra droite pour nommer ces individus dont le but était de commettre des attentats à l’encontre des concitoyens musulmans. Ils comptaient, entre autre, d’après l’AFP “s’attaquer à des femmes voilées, choisies au hasard dans la rue ».

Aux Etats-Unis, la commission des droits humains de la ville de New York vient de rendre un rapport alarmant. Ce rapport qui porte sur les discriminations, les attitudes partiales, les actes de haine subis par les Musulmans, les Arabes, les Asiatiques, les Juifs et les Sikhs de New York met en évidence une hausse des attaques envers les musulmanes spécéfiquement.

Les femmes musulmanes sont particulièrement affectées par ces violences: 27,4%, soit une femme sur quatre portant un hijab s’est déjà fait pousser ou bousculer intentionnellement sur une plateforme de métro en raison de son appartenance ethnique et religieuse (contre une moyenne de 13,6% pour les autres minorités). »

C’est donc une femme voilée sur quatre qui subit ces violences et la plupart elles décident de ne pas porter l’affaire devant un tribunal.

Pour en savoir plus : WNYC 

Par La rédaction

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