Covid_19, s’engager contre les fausses informations

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La pandémie de Covid_19 déclenche une avalanche de fausses informations, de théories complotistes et de tentatives d’arnaque. Apparu à Hubei, une province Chinoise, l’épidémie alimente les plus folles théories. Revenons, en vidéos, sur quelques fausses informations qui ont fait le buzz sur les réseaux sociaux. Retenons surtout quelques gestes barrières indispensables, pour se prémunir contre cette vague de désinformation.

Les premières semaines de confinement ont été très prolifiques. Des articles et des vidéos ont inondé le web, ils promettent une guérison miracle grâce à des produits “naturels” ou des gestes du quotidien comme prendre une douche chaude. L’Organisation Mondiale de la Santé a débunker plusieurs de ces remèdes miracles et recommandations farfelues, pourtant ces messages et vidéos complotistes continuent leur propagation.

Pour contrer la puissance de cette vague de désinformation, il est important pour chacun d’engager sa responsabilité individuelle lorsqu’on partage des contenus en ligne. Ainsi respecter certains gestes comme la vérification des sources, recouper l’information en naviguant sur les sites des organisations reconnues  ou utiliser un outil de fact checking permettent de réduire significativement la propagation des fake news et limiter les dangers de celles-ci.

Les dangers que créent ces vagues de désinformations touchent la société dans son ensemble. Il est donc impératif en tant que citoyen de s’engager à son échelle dans la lutte contre les fausses informations. On le sait, au cours de l’Histoire, en contexte de pandémie, on cherche un coupable et on désigne un bouc émissaire. Il en a été ainsi par exemple lors de la terrible épidémie de la peste noire au Moyen âge, ou les juifs ont été accusés d’avoir empoisonné les sources d’eau potable. Les conséquences de cette accusation calomnieuse ont été terribles. Ainsi à Strasbourg plus de 2000 juifs ont été brûlés vifs à la Saint Valentin. Un exemple plus contemporain est celui de l’épidémie d’Ebola. Cette épidémie a accentué et ravivé le racisme anti-noirs et les discours xénophobes dans plusieurs pays.

Éducation sexuelle : pas de séance de masturbation à l’école

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L’annonce de Marlène Schiappa concernant la circulaire qu’elle comptait publier pour faire appliquer la loi de 2001 relative à l’éducation sexuelle dans les établissements scolaires, a soulevé un tollé.

L’été durant, mille et une intox sont partagées : certains évoquent des cours de masturbation et d’homosexualité dès l’école primaire d’autres pensent savoir que, les-dits cours, concernent aussi les enfants à partir de 4 ans. Des vidéos sont partagées par milliers, des tracts circulent, des défenseurs de la moralité et de la sauvegarde de l’innocence des enfants sont désignés. Le programme sur l’éducation sexuelle fait décidément beaucoup de bruit !

Les “anti” éducation sexuelle, vont jouer sur la confusion entre recommandations de l’OMS et programme national d’éducation sexuelle pour répandre leurs intox.

Qu’est ce que le rapport de l’OMS ? 

Datant de 2008, ce sont des recommandations de l’UE pour ses États membres qui n’ont pas valeur de contrainte.De fait, c’est un rapport qui recommande d’éduquer à la sexualité dès le plus jeune âge. Dans ce rapport, accessible au format PDF en français, on peut lire qu’il faut informer sur« le plaisir et la satisfaction liés au toucher de son propre corps, la masturbation enfantine précoce » pour la tranche d’âge de 0 à 4 ans.

Et le programme national sur l’éducation nationale ? 

Une loi existe depuis 2001 et impose l’organisation de trois cours d’éducation sexuelle annuels en primaire, collège et lycée. Les récentes déclarations du ministre de l’Éducation nationale et de la chargée de l’égalité hommes/femmes demandent simplement une application plu stricte de cette loi. Aucun cours d’éducation sexuelle n’est prévu à la maternelle. Il n’y a pas non plus de cours de masturbation chez les plus grands (primaires, collèges ou lycée).

Michel Blanquer, le ministre de l’éducation nationale de préciser

 

 

Que dit vraiment le programme de l’Éducation nationale ? 

En ce qui concerne l’école primaire :

« À ce niveau d’âge, il ne s’agit pas d’une éducation explicite à la sexualité. Au regard des programmes d’enseignement, plusieurs thématiques peuvent constituer un objet d’étude, en prenant en compte l’âge des élèves :

  • l’étude et le respect du corps

  • le respect de soi et des autres

  • la notion d’intimité et de respect de la vie privée

  • le droit à la sécurité et à la protection

  • les différences morphologiques (homme, femme, garçon, fille)

  • la description et l’identification des changements du corps, particulièrement au moment de la puberté

  • la reproduction des êtres vivants

  • l’égalité entre les filles et les garçons

  • la prévention des violences sexistes et sexuelles. »

Au collège et au lycée on abordera :

« Liberté, responsabilité et respect face aux choix personnels (réseaux sociaux, Internet, cyberharcèlement, pornographie, etc.), valeurs et normes, impact des stéréotypes et rôles sexués, prévention des violences sexistes et sexuelles, égalité filles-garçons, contraception, prévention des grossesses précoces non désirées, IST et VIH-sida, orientations sexuelles, respect de son corps et de celui de l’autre, etc. »

Alors que les esprits commencent à peine à se calmer se calmer certains se félicitent de  dur combat qu’ils ont mené pour protéger la moralité des enfants :